_____Savez-vous ce qui arrive lorsque l'escalier de votre vie, le chemin de votre existence se dérobe sous vos pieds et que vous ne puissiez revenir en arrière, c'est à dire ne plus avoir de passé.
Vous avez les briques mais plus la forme. C'est à vous de bâtir votre propre parcours à partir d'aucun modèle, ni le bien, ni le mal.Vous ne faites que ce que votre esprit vous dictera. Ou du moins ce qu'il en reste...
Esequielle, mon prénom, je l'entends encore.
Je n'aime pas les enfants, et l'école est mon enfer. Pas le petit enfer des enfants capricieux. Les humains sont les démons et moi je suis leur marionnette. Les filles comme moi me regardent méchamment et les garçons me dévisagent du regard. Maman m'avait dit que c'était car on été des réformés et qu'on été obligé de s'habiller en noir tous les jours. J'aime cette couleur autant que le blanc des ossements, ou le rouge du sang.
Certains ont essayé de me parler, mais depuis le grand bruit je n'arrive plus à leur parler. Ce n'est pas que je ne veux pas, c'est que je ne peux pas. J'arrive à parler un petit peu à Maggy qui elle aussi s'habille en noir. Elle, elle dit qu'elle aime les gens car ils peuvent souffrir, moi je préfère les voir mourir. Maman croyait au Paradis, Maggy croit en l'enfer. Moi je me demande comment on peut croire en l'humanité. J'aime la vie, car elle ne m'aime pas.
_____Aujourd'hui à l'école on a parlé de la démocratie. J'ai demandé à la maîtresse si il y avait un monde sans loi possible. Elle a répondu qu'il y avait l'anarchie, un monde ou on fait ce qu'on veut. C'est à dire tuer qui nous gêne, se faire tuer, manger de tout pour survivre, y compris la chair humaine, s'entrainer à tuer, toujours courir, toujours tout faire pour survivre, tester l'esprit humain jusqu'à ses dernières limites. J'ai penser tout cela sans le dire car maman m'a dit que parler de mort c'était mal, mais le grand bruit lui il en parlait bien et je l'aime pourtant !
Je suis rentré à la maison, je me suis servie dans le réfrigérateur, aujourd'hui je fête mes treize ans, mais plus personne le sait depuis que maman et papa ne sont plus là. J'ai déposé une rose blanche sur la tombe de maman et une rose rouge sur la tombe de papa. Comme tous les soirs je me suis baladé à côté du cimetière... J'ai entendu quelqu'un courir dans ma direction, j'ignorais d'où cela venait, mais je continuais ma balade. Puis derrière un muret j'ai entendu ce qu'il se passait, il y avait un joyeux bruit de chair traversée, j'entendais même les gouttes de sang, un homme hurlait à l'agonie tandis que l'autre senfuyait. Pourquoi laissait-il un si beau trophée, je suis allez voir. L'homme avait un téléphone à la main, il devait avoir appelé la police ou les pompiers, il avait du mal à respirer et moi je le regardais dans les yeux.
Les yeux d'un homme à l'agonie ont une certaine splendeur, ils montrent la lutte de cet homme qui s'accroche à la vie et qui tremble devant la mort.
Il poussait des gémissements et tendait sa main vers moi, je me suis rapproché. L'arme du crime était toujours dans la viande, si je puis dire. Il voulait sans doute que je l'aide. alors j'ai retiré la lame et j'ai commencé à la lécher, comme une sucette, c'est mon parfum préféré, mais ça aussi maman m'a interdit de le dire. Cet homme avait l'air d'avoir de plus en plus peur, il avait de plus en plus de difficulté à vivre. Le goût du sang sortant tout juste des veines d'un être humain me rappelais un texte que j'avais écrit pour le grand bruit :
Les entrailles de leur triste sort
A l'heure où les enfants dorment encore
Le grand bruit, de la petite boîte
Mardi à l'aube maman guettait
Bientôt l'or rouge, se déploirait
Maman est partout à l'aurore
Papa est au coin du salon
Un autre morceau à mes chaussons
Je veux encore y gouter...
Les joues de maman gisantes
Les cuisses de papa gonflantes
_____Un homme en uniforme m'a interrompu, il semblait trembler. Il m'a demandé ce qu'était les joues gisantes de maman, je lui ai dit que c'était l'oeuvre du grand bruit, mais il ne comprenait pas tout. Il voulait savoir ce qu'était le grand bruit, j'ai du répondre un truc que maman m'a interdit car il faut toujours dire la vérité. Je lui ai répondu que c'était le jour où j'ai pu goûter maman. Lui aussi ses yeux tremblaient, il devait débuter, où est le mal à aimer Maman. Il m'a prit de force dans sa voiture, moi je ne voulais pas, papa lui disait qu'il ne fallait pas faire confiance aux inconnus.Il m'a fait m'asseoir dans une salle avec une table et 2 chaises face à face, il y avait un miroir dans la salle. Je déteste me voir, cela me rappel que j'existe, et qu'exister est une torture à laquelle on finit un jour par capituler. Le monsieur m'a demandé ce que je voulais dire par goûter maman.
Je lui ai dit que ses joues été le meilleur, mais que je ne recommencerais plus. Je ne lui ai pas dit que c'était une promesse que j'avais faite à Maggy. Pourtant j'aimerai gouter d'autres choses. Ensuite le monsieur m'a dit que j'étais un peu folle, je n'ai pas aimé. Il m'a demandé pour finir ce que j'avais vu de l'agression je lui ai juste dit que je n'avais rien vu, que j'étais arrivé après. L'homme en bleu m'a ramené au cimetière après ça, il me disait que ça n'était sans doute pas terminé et qu'il prendrait un rendez vous pour moi chez le psychologue je crois.
Ps : ce n'est que la première partie, j'ai eu du mal à démarrer mais je pense que la suite sera meilleure. Je fais ce texte dans le but de me défouler et non dans le but de me décrire. Je ne suis PAS DU TOUT cannibal ni un psychopathe. J'avoue que je tape un peu tout ça juste pour un prochain sujet libre de français ou je ne sais quoi juste pour voir ce que dirais le prof. Ce texte est bien plus glauque que les autres ( la ce n'est que le début ) mais moins perfectionné ( c'est + barbare que travaillé ).